UOU mission

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Urban Occupations Urbaines (UOU) is a mobile curatorial platform conceived to facilitate creative responses to unresolved architectural and urban conditions. Projects are conceived as temporary occupations and spatial appropriations for re-imagining public, culturally diverse, and inclusive urban spaces.

UOU works as a platform for artistic projects that have the potential to play a key role in the re/conceptualization of public space, the meaning of place, and for bringing certain community struggles into representation. The goals of UOU are to provoke a deeper inquiry into the spatial resonance and politics of urban revitalization projects by drawing attention to what otherwise might go unseen in the city.

Questions about space, the public, and the political efficacy of performative practices guide my work. In broad terms, my current research works across and in between the disciplines of architectural history and performance practices, socially-engaged practices and urban studies, drawing from a mixture of discourses that address the interrelations between the built environment, cultural pedagogy and theories of democracy. As a theatre practitioner I have always been attracted to the ways in which urban spaces have the potential to stage and spatialize both critical and creative responses to the built environment.  I approach social and spatial practices,  public art interventions and performance installations as potential methods for recasting the discourse and analysis of the built environment in an experiential form – creating ruptures in more traditional and established ways of knowing and interpreting the history of spaces and, more specifically, the indeterminate and interstitial spaces of urban fabric.

In 2010, the UOU project focused on Griffintown, Montreal’s historic working class and industrial district. Griffintown holds an especially privileged place in Montreal’s history – once the crucible of Montreal’s urban development and resonant within Canada’s pre/industrial history. By the 1970s, however, Griffintown became an urban site of pastness and abandon. The recent past in Griffintown, however, has seen deep and enduring tensions between the interests of urban renewal and heritage preservation. Until 2007, Griffintown was an interstitial space within Montreal that allowed the patina of local history to be visible; it allows the traces of past ideas about the urban landscape to remain legible; and it does not hide the failures and partial successes of the past, both of which are its legacy to future generations.

- Shauna Janssen, Founder and curator, Urban Occupations Urbaines

En juin 2010, la plate-forme créative Urban Occupations Urbaines (UOU) invitait les artistes à soumettre des propositions pour la série inaugurale de projets d’installations et de performances d’art public in situ qui seraient présentées sur une base mensuelle dans le quartier Griffintown entre septembre 2010 et septembre 2011. UOU souhaite promouvoir la fertilité culturelle de Griffintown en évoquant les traces de son passé bâti, social et spatial.

Pendant toute une année, des artistes à l’expérience et aux pratiques variés ont fait un examen approfondi des traces de l’histoire spatiale de Griffintown, de sa transformation imminente et de l’aménagement futur du site. À ce jour, 30 artistes ont pris part au projet UOU. Dix emplacements clés de Griffintown ont servi de site et de contexte pour chacune des installations artistiques. UOU a mis en œuvre les projets de tous les artistes grâce à l’appui d’une multitude d’individus, d’entreprises locales et d’organisations artistiques communautaires qui ont généreusement offert espace et matériaux et qui ont participé à la promotion de chaque événement. Ces collaborateurs communautaires comprennent notamment le Corridor culturel de Griffintown, Techno-Lith, Roland Hakim & Associates, Montréal, Arts Interculturels (MAI), la Fonderie Darling, Playwright’s Workshop Montreal, La Compagnie théâtrale du Centaur, Héritage Montréal, Parcs Canada et le bureau du maire de l’arrondissement de Verdun dans le sud-ouest de Montréal.

En explorant le thème de l’embourgeoisement de Griffintown et son contexte, les artistes, chapeautés par UOU, se sont livrés à une réflexion sur les enjeux et concepts liés aux significations que revêtent l’espace privé et public, la consommation, les espaces verts comme service à la communauté, la fertilité culturelle de la dégradation urbaine, l’histoire du crime et des genres au sein de la classe ouvrière, la vie quotidienne dans un paysage post-industriel et les représentations de la mémoire collective urbaine. C’est dans ce sens que les gestes et occupations des artistes, en étant mis en scène dans le quartier, ont poussé les résidants locaux et le public en général à repenser au sens qu’ils attribuent aux édifices et aux espaces urbains perçus comme des territoires voilés, vacants ou abandonnés au milieu de la ville.

UOU apparaît comme une réaction créative aux processus de réaménagement et de création d’espaces qui ont lieu dans un contexte urbain exceptionnel. Les projets sont conçus comme une occupation temporaire et une appropriation de l’espace dont l’objectif est de recréer un endroit urbain ouvert, fictif et agréable. C’est dans cette optique que le site de Griffintown constitue un endroit où les participants et le public prennent part à une répétition pendant laquelle leurs expériences, attentes et désirs à l’égard de l’avenir du quartier sont mis de l’avant.

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